LA RELIGION, L’AUTRE ECRAN QUI NOUS CACHE LA FACE DE L’ETERNEL.

MARC 2 : 18-22 ; Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Ils vinrent dire à Jésus: «Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent pas?»  Jésus leur répondit : «Les invités à la noce peuvent-ils jeûner pendant que le marié est avec eux? Aussi longtemps que le marié est avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.  Les jours viendront où le marié leur sera enlevé, et alors ils jeûneront durant ces jours-là.  Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, sinon la pièce neuve ajoutée arrache une partie du vieux, et la déchirure devient pire.  Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais [il faut mettre] le vin nouveau dans des outres neuves.»

Le Seigneur Jésus (Yéshoua) , durant son séjour en Israël, ne perd  jamais l’occasion « pour enseigner, pour corriger et pour instruire » afin que la foi de ses disciples et du peuple soit établie sur la vérité de la Parole de l’Eternel et non sur des interprétations sectaires.

Il est important que notre foi soit nourrie par la saine parole et non par des fables et  des commandements émis par des hommes qui nous éloignent de la Vérité c’est-à-dire du Seigneur Yéshoua (Tite 1 :14). Les Ecritures ne nous avertissent elles pas dans Osé 4 :6 que le peuple de Dieu se détruit  faute de connaissance, la vraie, qui vient de la Parole de Dieu. Or la religion n’aime pas la simplicité des écritures, elle préfère, avec une foultitude de docteurs, donner une interprétation agréable sensée amener ses adeptes à être plus proche de l’Eternel Dieu.

 Les versets ci-dessus rapportent la  réponse du Maître aux disciples de Jean le Baptiseur et des pharisiens, lesquelles s’étonnent que ses disciples n’ont pas une pratique régulière du jeûne ; En effet, les disciples de Jean et  ceux des pharisiens,  outre le jeûne du jour des expiations (Yom Kippour), jeûnent régulièrement comme le rapporte Luc 18 :12 « Je jeûne deux fois par semaine et je donne la dîme de tous mes revenus ».  De même beaucoup de croyants, aujourd’hui, se prévalent de « certains exercices spirituels » ou de leurs « assiduités aux réunions » pour « réclamer » une proximité ou une plus grande bénédiction.

Dans le texte qui nous intéresse, le Seigneur ne s’est pas élevé  contre le jeûne, il ne critique pas non plus la pratique des disciples de Jean et de ceux des pharisiens. Il leur explique  simplement  qu’Il (Yéshoua) est plus important que le jeûne et que sa venue  en Israël –qui est un sujet de joie non seulement pour Israël mais également pour toutes les nations- est incompatible avec le deuil et l’affliction véhiculé par le jeûne. C’est  Le Seigneur Jésus  qui doit être le centre d’intérêt des disciples et non des pratiques religieuses aussi légitimes soient elles. 

Le Seigneur en se décrivant comme un époux  fait référence à sa divinité selon qu’il est écrit  dans Esaïe 54 : 5 « Car ton créateur est ton époux : L’Eternel des armées est son nom; Et ton rédempteur est le Saint d’Israël : Il se nomme Dieu de toute la terre ». L’épouse n’est pas mentionné à dessein dans le texte parce qu’elle n’est  pas encore formée .   Les disciples sont appelés « invités » parce qu’ils ne sont pas encore nés d’en haut et que l’époux (le dernier Adam) n’a pas encore donné sa vie pour son épouse puisqu’elle devait sortir de sa « côte » percée comme l’Eternel avait fait sortir Eve de la côte d’Adam (Jean 19 :34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau)

Dans certaines traductions, le mot « fiancé » est employé à la place d’époux et le mot « amis » à la place de « invités », ce qui traduit exactement les réalités d’un mariage hébraïque. En effet, le fiancé après s’être bien préparé, va avec ses amis chercher sa fiancée au milieu de grandes réjouissances. Cette période de noce avec n’est donc pas propice au jeûne, à l’affliction et à la mortification. Néanmoins, lorsque le Seigneur Jésus a été crucifié « l’époux leur sera enlevé », les disciples se sont affligés et  ont porté le deuil de ce qui est arrivé au Messie.  Après l’ascension du Seigneur Jésus, ils se sont tous  réunis dans la chambre haute dans la prière et surement dans le jeune jusqu’à la réception  de l’Esprit Saint pour faire paraitre la fiancée ou l’épouse. Un parallèle intéressant à révéler, l’Esprit-Saint était à l’œuvre lors de la venue du Messie en Marie, de même Il était à l’œuvre lors de la naissance de l’Eglise, l’épouse du Messie.

Chers frères et sœurs, ne privilégions pas les supports de la foi en Yéshoua, comme font les religions chrétiennes, tout en négligeant  le centre de notre foi, c’est-à-dire le Messie Yéshoua. Il doit être prééminent  dans tous les domaines de notre vie.  Le croyant n’a pas deux vies l’une profane ou mondaine et l’autre chrétienne, ce n’est pas de la schizophrénie !  Si nous avons une relation avec Lui, nous aurons tout ce qui est dans le Messie. C’est ce que le Seigneur avait expliqué aux disciples de Jean et des pharisiens, d’abord le Messie et le reste après.  C’est Lui le métronome qui fixe les dates, les époques et qui rythme la vie religieuse des disciples selon qu’il est écrit « Les jours viendront où le marié leur sera enlevé, et alors ils jeûneront durant ces jours-là ». Et si nous examinons de près les fêtes de l’Eternel, elles tournent toutes autour du Messie.

Le jeûne est un bon exercice spirituel pour chercher la face de l’Eternel ou débloquer une situation spirituelle inextricable selon qu’il écrit « cette sorte de démon ne peut être vaincu que par la prière et le jeûne… ».

Nous devons être entièrement  à la disposition du Seigneur lorsque nous jeûnons  puisque le jeûne lui est consacré.  Nous devons honorer ce moment en s’abstenant de faire notre propre volonté sinon le Seigneur ne prendra pas plaisir à notre jeûne selon qu’i est écrit dans Esaïe 58 : « Voici, dans votre jour de jeûne, vous faites votre volonté et vous traitez durement tous vos ouvriers. Voici, vous jeûnez pour quereller et disputer, et pour frapper du poing méchamment; vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut ». De même tout service religieux ou culte qui n’est pas conçu et dirigé par le Saint Esprit est vain et infructueux.

Certains mettent l’accent sur la puissance de la prière et oublient le Dieu qui exauce la prière et Celui (Yéshoua) qui en donne le sens. D’autres mettent l’accent sur la foi et oublient de parler de Celui qui en est le centre et le fondement. Un « prophète  chrétien » a poussé même l’outrecuidance jusqu’à demander à ses fidèles de croire en sa foi et lui croira en Dieu (Elohim) pour eux. D’autres encore explorent les Ecritures pour en faire ressortir les codes, des chiffres et oublient Celui qui en est le thème.  Mes frères et sœurs, revenons à l’essentiel c’est-à-dire au Messie Yéshoua sans négliger les autres aspects de la vie dans le Messie.

Le Seigneur Yéshoua continue  dans son enseignement  et explique que sa révélation ne peut en aucun cas s’articuler aux traditions religieuses des pharisiens ni à aucune autre religion aussi pieuse soit elle.   Le résultat de cet «  attelage » ou mélange incongru risque d’être catastrophique voire pire.  Sa révélation  qualifiée de « vin nouveau » ne peut être portée que par  des  personnes nées de nouveau qualifiées de « outres neuves » c’est-à-dire nées d’en haut et non des personnes remplies de traditions humaines et hostiles à tout changement.

C’est pourquoi, frères et sœurs nous devons, après avoir reçu le Messie (nouvelle naissance), Marcher en Lui et avec Lui (consécration, obéissance), Enraciner en Lui  (dépendance pour produire du fruit) et Fonder en Lui (bâti sur le Roc, vainqueur, entrer dans repos de Dieu )  et dans la Foi (le juste vit par la foi). Colossiens 2 : 6 -7.

Par ailleurs, après la question du jeûne, les pharisiens vont de nouveau interpeller le Seigneur Jésus sur le shabbat (Marc 2 : 22-28). Cette association du jeûne et du shabbat n’est pas fortuite, mais voulue,  car il y a un lien entre le jeûne et le sabbat comme  décrit dans Esaie 58 Le jour de nos jeûnes  et le jour de shabbat sont des jours mis à part pour l’Eternel. Ce sont des jours où l’on s’abstient de  « faire notre volonté »,  « de traiter durement les autres »,  « de suivre nos voies » et  de  « dire des paroles vaines ».   Le jour de jeûne est un jour mis à part  comme l’Eternel avait mis à part (sanctifié) le septième jour de la semaine. Nous ne devons  donc pas nous livrer à nos « petits plaisirs » le jour de jeûne comme ce frère qui profitait de son jour de jeûne(tous les mercredi) pour aller jouer au foot.  En bref, le jour  de jeûne, est un jour où l’on est totalement dévoué au Seigneur Yéshoua le Messie (Christ), sans tristesse, ni amertume.

Maranatha ! Vient Seigneur Jésus !

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