LE DICTATEUR

Juges 9 : 1-21 Or Abimélec, fils de Jérubbaal, s’en alla à Sichem vers les frères de sa mère, et il leur parla, ainsi qu’à toute la famille de la maison du père de sa mère, en disant:  Je vous prie, faites entendre ces paroles à tous les seigneurs de Sichem: Lequel vous semble le meilleur, ou que soixante et dix hommes, tous enfants de Jérubbaal, dominent sur vous, ou qu’un seul homme domine sur vous? Et souvenez-vous que je suis votre os et votre chair.  Les frères de sa mère dirent de sa part toutes ces paroles aux oreilles de tous les seigneurs de Sichem, et leur coeur inclina vers Abimélec; car, dirent-ils, c’est notre frère.  Et ils lui donnèrent soixante et dix pièces d’argent, de la maison de Baal-Bérith, avec lesquelles Abimélec leva des gens de rien et des vagabonds qui le suivirent.  Puis il vint à la maison de son père à Ophra, et il tua, sur une même pierre, ses frères, enfants de Jérubbaal, au nombre de soixante et dix hommes. Il ne resta que Jotham, le plus jeune fils de Jérubbaal; car il s’était caché.  Alors tous les chefs de Sichem s’assemblèrent, avec toute la maison de Millo; et ils vinrent, et proclamèrent roi Abimélec, auprès du chêne du monument qui est à Sichem……… Puis Jotham s’enfuit et s’échappa. Il alla à Béer, et il y demeura, loin d’Abimélec, son frère.

Ce chapitre très instructif et d’actualité expose les conséquences  de la polygamie, du tribalisme, et  de la soif du pouvoir ! Gédéon a eu 71 enfants de ses nombreuses épouses et concubines et comme si cela ne lui suffisait pas, il ajouta un soixante douzième  conçu avec sa concubine ou servante de Sichem, nommé Abimelec ou « Mon père est roi », un nom qui est en contradiction avec le refus de son père  de régner sur Israël.  Le mot « Piylegesh » traduit par concubine signifie aussi amante ou impudique.  De par sa naissance, Abimelec  porte le germe d’une frustration ou d’un complexe par rapport à ses frères puisque né d’une femme qualifiée d’impudique. De plus il porte un nom que son père ne lui a probablement pas donné puisque Gédéon a refusé d’être roi  donc ce nom est une sorte de rébellion contre son père et contre l’Eternel Dieu , le véritable Roi d’Israël ! La Bible est un livre d’actualité et non un livre du passé, ces écrits sont intemporels, les facteurs que les écritures dénoncent  dans ce chapitre et qui conduiront à une guerre civile  sont présents  à des degrés divers dans la majorité des pays de la planète, en particulier en Afrique :

  • La soif du pouvoir qui amène ceux qui le désire à être impitoyable.
  • Le tribalisme avec son pendant le népotisme et le clientélisme,  sont les tactiques de tous les dictateurs et autres présidents en mal de légitimité pour assoir leur pouvoir et bannir toute opposition au sein du peuple selon la formule diviser pour mieux régner.
  • La polygamie, une pratique qui  a été toléré au début de l’humanité mais qui ne fait pas parti du plan de l’Eternel Dieu puisqu’IL n’a donné qu’une seule femme à Adam  selon qu’il est écrit dans Marc 10 :6-8 «  Mais au commencement de la création, Dieu a fait l’homme et la femme;  c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère [et s’attachera à sa femme],  et les deux ne feront qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu’un ». La polygamie rime avec l’infidélité, le « sport » le plus pratiqué par les hommes de pouvoir. Avoir beaucoup de maitresses ou de bureaux ou d’amantes est considéré comme un attribut dd leur pouvoir et une démonstration de leur virilité.      
  • La brutalité, les meurtres et les assassinats ciblés sont destinés à éliminer les rivaux et terroriser la population.

Abimelec en fin politicien et tacticien, s’assure d’abord de l’appui de la famille de sa mère car il sait que sans cet appui il est dans l’incapacité de s’emparer du pouvoir avec le vide crée par la mort de son père et la rétrogradation du peuple. Sa famille maternelle à son tour manipule et corrompt à sa demande les chefs de Sichem, en présentant les 70 fils de Gédéon comme une menace pour eux et surtout pour lui. Par solidarité tribale, les chefs de Sichem lui donnent une certaine somme (l’argent étant le nerf de la guerre !), qui a permis à Abimelec d’engager des mercenaires à sa solde. Abimelec est moins considéré (son jeune frère le symbolise dans son allégorie par un  buisson d’épine ) par ses frères puisque nommé à part. Il peut être considéré comme un enfant batard, qui a probablement été « ostracisé » par les autres membres de la fratrie. Blessé par cette situation, il en a conçu de la haine envers ses frères et a voulu à tout prix être roi pour « renverser la table » et prendre le dessus. Tes blessures et des humiliations du passé, ton histoire personnelle douloureuse et tes traumatismes doivent être apportés à Celui  qui guérit les cœurs brisés et restaure l’âme : Ps 147 : 3, 18 : 8, 23 : 3,  34 : 9 ; Lc 4 :18. La  frustration d’Abimelec, et ses récriminations contre ses frères, au lieu de l’amener à l’Eternel Dieu, a altéré son jugement comme Caïn, le poussant à commettre l’irréparable : Genèse 4 : 7 « Si tu fais bien, ne relèveras-tu pas ton visage? Mais, si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte, et son désir est tourné vers toi; mais toi, tu dois dominer sur lui ». Dans  Matthieu 11 : 28 « 8 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués (kopiao = être las, épuisé, fatigué de chagrin, avoir souffert) et chargés (phortizio =placer un fardeau sur, charger quelqu’un de rites et de préceptes), et je vous soulagerai », le Seigneur  invite tous ceux qui croient en Lui à venir à Lui  avec leur souffrance quelle que soit ! Car une souffrance selon le monde perturbe la psyché, altère le jugement et conduit à la mort, tandis qu’une repentance sincère revigore l’esprit, libère  et conduit à la vie ! Nos conflits intérieurs, la résurgence d’un passé douloureux, ou même un incidents ou accident dans la vie d’un disciple de Yeshoua, n’est jamais fortuite mais conduite par Lui puisque «  Lui-même prend soin de nous » et « toutes choses concours au bien de ceux qui aiment l’Eternel… ». Alors mon frère, ma sœur, apporte ta souffrance, ton traumatisme, ton enfance  malheureuse, des ressentiments, ta haine, et ta colère au Seigneur Yeshoua selon Philippines 4 : 6-7 et Psaumes 107 : 1-43  

Le  chapitre 8 parle de 70 fils de Gédéon plus Abimelec ce qui donne 71  et  le chapitre 9 de 71 fils  sans Abimelec mais avec Jotham ce qui peut être pris par certaines personnes comme une contradiction. Gédéon a eu au total 72 fils, Jotham, le dernier n’a pas été comptabilisé dans le chapitre 8 parce que né après !

Abimelec, fort de sa puissance militaire et possédé par sa soif du pouvoir, assassine de sang-froid ses frères sans que le peuple ne s’oppose à lui et avec l’appui des habitants de Sichem et de Millo, c’est-à-dire de ses « frères tribaux ». La ville de Sichem est situé près de la montagne de Garizim (coupant, lieux arides, vient de Garaz = chasser, couper) d’où furent adressées les bénédictions aux Israelites (Deutéronome  11 :29 ; 27 :12) entrant dans le pays de Canaan. Donc l’intention de Jotham n’est pas de maudire sinon il aurait choisi la montagne Ebal, une attitude qui tranche avec celles de  certains croyants en Yéshoua qui lancent sans réfléchir des malédictions contre leur semblable alors que Celui qui exauce la prière a dit dans Proverbe 26 : 2 Une malédiction injustifiée reste sans effet, elle est comme le moineau qui s’enfuit ou l’hirondelle qui s’envole. Et  Jacques 3 : 10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Mes frères et sœurs, il ne faut pas que tel soit le cas. Romains 12 : 14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Sachons que lorsque qu’un croyant en Yeshoua prie contre un autre croyant en Yeshoua, c’est l’ennemi de nos âmes que le premier excite contre le deuxième. Le Messie est-il divisé ? Car « Si une famille est divisée contre elle-même, cette famille ne peut pas subsister ». Qui sait si ce n’est pas  cette guéguerre, cette rivalisé, cette animosité entre dénominations, qui prétendent toutes être approuvées de l’Eternel, qui freinent l’accomplissement de cette promesse « Et cet Evangile du Royaume sera prêché dans toute la terre habitable, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin ».Matthieu 24 :14.

Après l’élimination cruelle des 70 enfants de Gédéon et la fuite de Jotham, tous les chefs de Sichem se joignent à toute la maison de Millo et proclament Abimelec leur « frère » roi, devenant ainsi le premier roi autoproclamé en Israël. Son ambition démesurée d’obtenir le pouvoir à tout prix l’a poussé à massacrer en un seul jour ses frères et plus tard des populations entières pour asseoir son pouvoir selon l’adage « la fin justifie les moyens ».

Abimelec est sans scrupule, sans remord  et surtout sans aucune crainte de  Dieu comme Caïn, il n’est guidé que par  sa soif (convoitise et  orgueil) d’arracher le pouvoir laissé par son père selon qu’il est écrit dans 1 Jean 2 : 16 En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Dans l’église organisée, il existe aussi des « frères »  ambitieux,  qui aiment comme  Diotrèphe, à être les premiers parmi  les autres frères et sœurs. Ils usent donc de stratagèmes pour arriver à leur fin quitte à les chasser de l’assemblée ceux qui peuvent lui faire de l’ombre. Ils peuvent aussi comme Simon le magicien, user de corruption pour se hisser à la première place : c’est ce qu’on appelle la simonie !

Toutes les autorités, quelque soient leur importance, viennent d’Elohim le créateur selon les écritures ! C’est donc Lui et Lui seul qui permet aux autorités dans sa création de gouverner et d’exercer leur fonction dans les limites qu’Il  s’est fixé Lui-même dans sa Souveraineté. IL n’approuve pas les actes des uns et le choix des autres. Normalement pour une bonne gouvernance, chaque autorité devrait être soumise aux écritures, c’est pour cela que l’Eternel a demandé à chaque roi qui monte sur le trône en Israël de se faire une copie de la Thora. Les Rois des nations et les présidents des pays sont décrits comme des bêtes (les bêtes agissent par instinct et non par raisonnement) par opposition au  Seigneur Yeshoua, déclaré Fils de l’Homme (Adam), le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Nous ne sommes donc pas  étonnés des lois abjects et contrenatures portées par certains gouvernements sans oublier  les massacres, les violences et les actes criminels exercés par d’autres, le plus souvent contre leurs propres compatriotes dans le seul but d’asseoir leur pouvoir. Mais Sachons que chaque autorité à son niveau, comme chaque être humain est responsable de ses actes et en répondra un jour au jour du jugement.

Que l’Eternel notre Dieu et notre Père nous donne la grâce au nom de Yeshoua d’amener nos frustrations, nos colères, nos complexes et tous nos soucis au trône de la grâce selon qu’il est écrit dans 1 Pierre 5 : 6-7 «  Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au moment voulu. Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous ».

Ecoutons la fin du discours : Proverbes 30 : 21-23 Il y a trois choses qui font trembler la terre, et même quatre qu’elle ne peut supporter : un esclave qui devient roi, un insensé qui vit dans l’abondance,  une femme odieuse qui trouve à se marier et une servante qui supplante sa maîtresse.

Amen ! Viens Seigneur Yeshoua !

LAYBT

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