LE PRINCIPE DES LIMITES

Josué 17 : 1-18  Une part échut aussi par le sort à la tribu de Manassé, car il était le premier-né de Joseph. Makir, premier-né de Manassé et père de Galaad, avait eu Galaad et Basan, parce qu’il était un homme de guerre…..La limite de Manassé au nord du torrent aboutissait à la mer.  Le territoire du midi était à Ephraïm, celui du nord à Manassé, et la mer leur servait de limite; ils touchaient à Aser vers le nord, et à Issacar vers l’orient………Josué dit à la maison de Joseph, à Ephraïm et à Manassé : Vous êtes un peuple nombreux, Et votre force est grande, vous n’aurez pas un simple lot.  Mais vous aurez la montagne, car c’est une forêt que vous abattrez et dont les issues seront à vous, et vous chasserez les Cananéens, malgré leurs chars de fer et malgré leur force.

Le partage du pays de Canaan se poursuit et L’Eternel attribue à chaque tribu un territoire bien déterminé. Il aurait pu mettre tout le monde ensemble ! Ne sont-ils pas tous issus de Jacob ? Oui mais chaque tribu à son rôle dans la terre promise selon les prophéties de Jacob et de Moïse. L’Eternel aime chaque tribu comme elle est avec ses caractéristiques propres et Il a assigné un rôle à chacune dans le pays de la promesse. L’Eternel Dieu aime la diversité de la création, car elle reflète sa gloire, même les flocons de neiges ne se ressemblent pas, contrairement à l’antimessie (anti-Christ) qui travaille à uniformiser la terre entière pour mieux la dominer et c’est pour cela que son mentor, le père du mensonge pousse l’humanité à  la mondialisation avec un même langage comme au temps de Nimrod.

Dans les portions de territoire attribuées par l’Eternel à chaque tribu, Il a laissé la liberté à chacun de prendre des villes plus au moins grandes par la force de sa foi et de son courage. De même, en tant que disciples, nous avons reçu le même fondement, à savoir le Messie Yeshoua, mais la Bible nous exhorte à faire attention à la manière dont nous bâtissons sur ce fondement puisqu’elle sous-tende notre récompense selon qu’il est écrit dans 1 Corinthiens 3 : 9-15 « En effet, nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu.  Conformément à la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre construit dessus. Cependant, que chacun fasse attention à la manière dont il construit dessus, car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ.  Que l’on construise sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou de la paille, l’œuvre de chacun sera dévoilée : le jour du jugement la fera connaître, car elle se révélera dans le feu et l’épreuve du feu indiquera ce que vaut l’œuvre de chacun. Si l’œuvre que quelqu’un a construite sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si son œuvre brûle, il perdra sa récompense ; lui-même sera sauvé, mais comme au travers d’un feu ». Makir, l’ainé de Manassé s’est emparé de deux importantes contrées cananéennes en chassant les habitants malgré leurs équipements militaires sophistiqués, à l’opposé de certains de ses frères craintifs – malgré la promesse de l’Eternel des Armées- qui se sont plaint à Josué de la « petitesse » de leur part au lieu de prendre d’assaut la « montagne », d’abattrela « forêt » et de chasser les Cananéens, malgré leurs chars de fer et leur force. N’est-il pas écrit dans Matthieu 11 :12 « Depuis l’époque de Jean le baptiseur jusqu’à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents (dans la foi, la prière et l’obéissance) s’en emparent ». Et dans Luc 16 : 16 « La loi et les prophètes ont été jusqu’à Jean ; dès lors le royaume de Dieu est annoncé et chacun use de violence (contre ses propres convoitises, contre le monde et contre le diable) pour y entrer ».

Qu’attends-tu mon frère ?  Qu’attends-tu ma sœur ?

Crions à l’Eternel et non contre Lui !

Nous devons comprendre que la Bible dans son ensemble est la Parole de Dieu et que tout acte posé par Lui n’est jamais banal selon qu’il est écrit dans 2Pierre 1 : 20-21 « Sachez avant tout qu’aucune prophétie de l’Ecriture n’est une affaire d’interprétation personnelle, car ce n’est jamais par une volonté d’homme qu’une prophétie a été apportée, mais c’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ». Il y a toujours un enseignement derrière chaque mot, chaque phrase et chaque histoire de la Bible. Même la création nous renseigne sur son créateur : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages ; Romains 1 : 20 ».

En lisant ce chapitre et ceux qui vont suivre, nous découvrons que les limites de chaque tribu sont définies avec précision et il est interdit strictement que l’héritage d’une tribu passe à une autre sous un prétexte quelconque, ce qui fait que la fille héritière de son père ne peut se marier que dans la tribu de son père. Cette volonté de l’Eternel à définir avec soins la part de chaque tribu et le fait qu’aucune tribu n’a le droit de « grignoter » et de s’emparer de la part attribuée à une autre, illustre le principe de « limite » sur lequel L’Eternel-Dieu a construit sa création. Nous découvrons ce principe depuis le début de la création : les lois que l’Eternel a données à Adam dans le Jardin d’Eden, entre autres « cultiver et garder le jardin…. Quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point… se multiplier et dominer la terre…. ».  En absence de lois (donc sans limite) qui définissent la relation de l’être humain avec Dieu, avec son vis-à-vis et avec le monde qui l’entoure, l’homme et la femme risquent de se prendre pour Dieu puisque Lui Seul (Eternel) est sans limite.

Il est à noter que les Israelites ont quitté le pays de Mistraïm (Egypte) qui signifie « pays des limites » – des limites oppressantes de l’idolâtrie et de l’esclavage- pour s’installer au pays de la promesse dont les limites sont définies par l’Eternel Dieu Lui-Même. Tout dans le pays de Canaan rappelle aux Israelites les lois éternelles du créateur, car sans limite le peuple est sans frein et tout le monde fait ce qui lui semble droit ou bon….. C’est l’iniquité (anomia en grec, nomia = norme=Limite =Loi), c’est à dire sans Thora (enseignement), sans Loi et sans chemin !   

Nous voyons cette limite aussi avec les lois données sur le mont Horeb, je parle des Dix Paroles ou commandements qui se déclinent en deux sections de cinq, la première régit la relation de l’être humain avec son Créateur et la deuxième section définit la relation de l’être humain avec son prochain. Il existe une certaine correspondance entre les commandements des deux sections ainsi le premier fait écho au sixième, le deuxième fait écho au septième…. etc. Il a été trouvé aussi d’autres correspondances que j’expose dans le tableau ci-dessous. Ses dix paroles écrites de la main de L’Eternel Dieu se déclinent en : « Tu n’auras pas, tu ne feras pas, tu ne…..» et non « tu feras …. » parce que l’être humain –dominé par le péché – est dans l’incapacité de faire du bien selon ce qui est écrit dans Genèse 6 : 5 Et l’Éternel vit que la malice de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que mauvaise en tout temps. Ou L’Eternel vit que les hommes commettaient beaucoup de mal sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient constamment et uniquement vers le mal.

L’adoration ne peut qu’être adressée à l’Eternel Seul, le Dieu d’Abraham, D’Isaac, et de Jacob ainsi l’Eternel est la limite de l’adoration « Je suis l’Eternel, ton Dieu », en dehors de Lui c’est de l’idolâtrie. Nous comprenons maintenant l’affirmation de Paul, l’apôtre dans 1 Corinthiens 8 : 4-6 «…. nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde et qu’il n’y a qu’un seul Dieu.  En effet, il est vrai qu’il y a des êtres appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, et de fait il y a beaucoup de dieux et de seigneurs. Néanmoins, pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous vivons, et un seul Seigneur, Jésus le Messie, par qui tout existe et par qui nous vivons ». L’épouse est la limite de son époux et vice versa ; La propriété de mon prochain est ma limite, je ne dois pas la convoiter…etc

La formulation des dix commandements est décrite comme « négative » parce que l’être humain depuis la chute est incapable de faire le bien, le péché agissant en lui, le poussant constamment vers le mal. Il a fallu donc brider cette tendance au mal ! Cependant, cette formulation devient « positive » avec le sacrifice du Seigneur Yeshoua, lequel nous donne la capacité de devenir enfant de Dieu, nés dans le royaume dont il est le chef même si ce royaume est encore caché aux yeux de beaucoup. Etant enfants de Dieu, avec la loi écrite dans nos cœurs, ce n’est plus nous qui vivons mais le Messie qui vit en nous. Nous sommes donc capables de faire du bien, c’est pourquoi il est possible de passer d’une formulation négative « tu n’auras pas d’autres dieux … » en une formulation positive « tu aimeras l’Eternel, ton Dieu…. ».

Les limites imposées par le Seigneur dans le pays de la promesse, nous montre que l’on ne peut pas faire n’importe quoi dans le pays, de même l’on ne peut pas faire n’importe quoi dans l’Eglise de Dieu, image du royaume de Dieu sur la terre.  La liberté n’est pas de faire ce que l’on veut mais c’est de ne pas faire ce que l’on ne veut pas !                                                                                                            Sous prétexte d’exercer librement les dons spirituels et leurs ministères, des responsables s’autorisent tout au nom de Yéshoua, pourvu que cela leur amène d’autres adeptes en grand nombre. C’est ainsi que des « églises », qui sont plutôt des entreprises religieuses à but lucratif,  se multiplient à chaque coin de rue surtout dans les pays pauvres. Les « pasteurs » professant un évangile dit de prospérité qui ne profite qu’à eux même, alors que les membres continuent de manger leur pain de misère tout en espérant un lendemain meilleur qui ne vient jamais.  Aujourd’hui, Il est possible de faire enlever la culotte à une femme dans une assemblée pour la libérer d’un « esprit de stérilité » sans que cela choque les membres, d’imposer des mains aux partie génitales d’une femme, de faire manger de l’herbe aux frères et sœurs, de faire d’eux des marche- pieds, de leur faire boire de l’essence sous prétexte qu’il ‘s’est transformé en jus de fruit sous l’action de la prière du pasteur. Je ne parle même pas des gens qui « tombent en esprit » plusieurs fois sans que leur vie ne change, de ceux qui sortent de leur corps pour « opérer dans des dimensions » dont les contours rappellent étrangement la projection astrale chère aux occultistes, pratiques que ni le Seigneur Yeshoua , ni les apôtres n’ont connues ou enseignées. Ces « pasteurs », qui n’ont d’yeux que pour le portefeuille de leurs adeptes, multiplient des  projets grandioses, oubliant que le principe essentiel du royaume de Dieu est la communion personnelle avec le Seigneur Jésus le Messie et non l’efficacité devant les hommes (Oswald Chambers).

La structure de l’église visible aujourd’hui est plus proche du modèle Nimrodien (hiérarchique) que du modèle apostolique (soumission mutuelle).

Eh oh les croyants ! Réveillez-vous !  L’ennemi s’est infiltré dans l’Eglise. Ne vous laissez plus berner, faites comme des béréens : Examinez et méditez la Parole, ne vous bornez pas à l’écouter de la bouche d’un « technicien » de la Parole. Craignez Dieu et non les hommes, la Bible est claire : tous ceux qui sont né d’en haut sont des serviteurs et des sacrificateurs de l’Eternel, Yeshoua étant le grand souverain sacrificateur. Ne laissez pas quelqu’un usurper votre sacerdoce !  Cherchez et connaissez le Seigneur Yeshoua , le grand pasteur des brebis et vous serez réellement libres !

Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile; tout m’est permis, mais tout n’édifie pas !

Ce n’est pas tout homme qui me dit: Seigneur! Seigneur! qui entrera dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône.

Maranatha ! Viens Seigneur Yeshoua ! Laurent.

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