DISCERNER LE MESSIE YESHOUA (JESUS).

Jean 6 : 22- 51 …Quand les gens s’aperçurent que ni Jésus ni ses disciples n’étaient là, ils montèrent dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus. Ils le trouvèrent de l’autre côté du lac et lui dirent: «Maître, quand es-tu venu ici?»  Jésus leur répondit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la nourriture périssable, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera, car c’est lui que le Père, Dieu lui-même, a marqué de son empreinte.» Ils lui dirent: «Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu?»  Jésus leur répondit: «L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé…..

Le Seigneur Jésus (Yeshoua) après avoir nourrit plus de 5000 personnes, traverse le lac de Tibériade en marchant sur l’eau pour rejoindre le village de Capernaüm (village de Nahum, de la consolation). Les personnes qui ont été nourries de pains et de poissons, auxquelles se sont ajoutées celles qui ont entendu parler de ce miracle, partent à la recherche du Seigneur Yeshoua et de ses disciples à Capernaüm, où elles les trouvent. Cependant, Le Seigneur connaissant leurs pensées et leurs motivations leur reproche de l’avoir suivi  uniquement en raison des avantages matériels et temporels qu’elles peuvent tirer de lui, et non pour combler leur besoin spirituel, c’est-à-dire le salut de leur âme. Il leur a dit cela pour les ramener à l’essentiel, à savoir « la volonté de mon Père, c’est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ». Avec l’Eternel Dieu, il n’y a pas de jardins secrets, de cachoteries, ni d’hypocrisie, car aucune créature n’est cachée devant lui: tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte, Hébreux 4 : 13. Le Seigneur Yeshoua  dans un discours empreint de révélations sur sa personne et sa mission, explique à certaines personnes de cette foule qu’elles se sont lancées à sa recherche non pas pour ce qu’IL est, le Messie (Christ) d’Israël,  mais pour ce qu’IL donne. Ces personnes n’ont discerner en lui que celui qui répond aux besoins sans s’interroger sur le caractère Messianique des signes manifestés par le Seigneur Yeshoua or ce sont ceux-ci qui confirment sa Messianité selon qu’il est écrit dans Matthieu 11 : 4-5 «  Jésus leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:  les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Chers frères et sœurs prenons garde de ne pas réduire le Seigneur Yeshoua, le Messie à un faiseur de miracles ou à sa nature humaine comme  le présentent actuellement certains milieux messianiques, à savoir un simple rabbin juif. Le Seigneur n’est pas notre « garçon de course », qui doit satisfaire nos désirs et besoins ! Son Nom, qui est au-dessus de tout nom, n’est pas une formule « incantatoire » pour obliger l’Eternel Dieu à agir en notre faveur. Yeshoua, notre Messie ne s’est pas donné (pour l’éternité) pour que tu trouves un bon mari, une bonne femme, pour que tu décroche un bon travail, ou pour que ton compte en banque soit bien garni, comme je l’ai entendu récemment ! Ces demandes égoïstes n’ont pas leur place chez le vrai disciple de Yeshoua qui suit le Maître parce qu’il sait  et  croit qu’Il a « les paroles de la vie éternelle » et qu’il est « le chemin, la vérité et la vie ». Le royaume  d’Elohim ou messianique n’est pas matérialiste et le croyant en Yeshoua ne doit pas s’attacher exclusivement  à des  bénédictions matérielles comme l’enseigne la fausse doctrine de l’évangile de la prospérité et certains  « faux » prophètes auto-proclamés qui  se servent de la « religion chrétienne » pour acquérir du prestige, de la richesse et du confort. Même des politiciens se découvrent une mission de protecteur des croyants à l’approche des échéances électorales et instrumentalisent la religion ou leur foi pour attirer  plus de suffrages.

 Cette foule, apparemment bien au faite des écritures, n’a pas su discerner la véritable identité du Seigneur Yeshoua, à savoir « le Messie, le Fils du Dieu vivant.», celui qui connecte tout être humain qui croit en Lui à l’éternité ! Ces personnes ne pensent qu’à leurs besoins superficiels immédiats, oubliant que ce n’est pas pour cette vie seulement que nous espérons en l’Eternel, mais les lampes de nos yeux et notre foi doivent être fixés sur le Messie Yeshoua, celui qui est la lumière du monde et le chef de la foi, celui que l’Eternel à désigner en déclarant «Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation.».

 C’est pourquoi il les a exhorté à travailler pour une nourriture (Brosis= Nourriture de l’âme, à la fois ce qui la rafraîchit et ce qui la nourrit), non pas pour celle qui est vouer à la misère éternelle en enfer (Apollumi = périr, disparaitre), mais pour celle qui demeure (Meno = Rester le même, ne pas devenir un autre ou différent, persévérer, permanent) et  qui a sa source dans le Messie. Le Seigneur a pris soin de se désigner comme « le Fils de l’Homme » non pas pour souligner sa nature humaine, mais pour rappeler à ses interlocuteurs (qui connaissent bien les écritures !) l’un des titres du Messie dans Daniel 7 :13-14 « Je regardais, dans ces visions de la nuit, et je vis comme le Fils de l’Homme qui venait sur les nuées des cieux, et il vint jusqu’à l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. Et on lui donna la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera point détruit ».

Ce reproche du Seigneur à cette foule et le discours qu’il fait ensuite sur l’œuvre de Dieu est un cinglant désaveu de la doctrine de l’évangile de la prospérité et du royaume maintenant, et de tous ces croyants qui mettent l’emphase sur les besoins matériels et les bénédictions au lieu de la mettre sur la personne du Messie Yeshoua. L’œuvre d’Elohim ne consiste premièrement ni à évangéliser, ni à construire des bâtiments ou des temples ou encore à guérir des malades, ni à faire des miracles, mais à  connaitre et à mettre sa confiance (Pisteuo = Se confier dans Jésus ou Dieu comme capables d’obtenir ou de réaliser quelque chose : la foi qui sauve) dans le Messie, le Fils d’Elohim. Autrement dit à saisir la véritable signification spirituelle de sa personne et de sa mission.  C’est ce que le Père nous demande et tout le reste en découle selon qu’il est écrit dans Matthieu 6 : 33 « Mais cherchez premièrement le Royaume de Dieu, et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus ». Et c’est ce que Myriam, la sœur de Martha a saisi en « se tenant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole ». Pour satisfaire l’Eternel Dieu, nous n’avons pas à faire quelque chose, mais à croire en celui que l’Eternel Dieu (Hébreux 11 : 6) a envoyé point barre ! C’est le Seul « travail » exigé par l’Eternel Dieu à ses enfants. La réponse du Seigneur Yeshoua est simple, limpide et claire ! Toute relation avec le Père, l’Eternel Dieu, et tout approfondissement d’une vie spirituelle épanouie en dépend. J’entends parfois certains prédicateurs parler de méthodes, de clés pour opérer dans le surnaturel ou dans des dimensions, cependant il n’existe qu’une seule clé pour opérer dans le surnaturel de l’Eternel Dieu : Yeshoua le Messie. En dehors de cette clé et de cette porte il n’y a que manipulations, mensonges et pratiques occultes. Il est écrit dans Jean 14 : 13 et 15 : 7 « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai afin que la gloire du Père soit révélée dans le Fils… Et si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé ».

 D’autres disent prêcher l’évangile pour défendre la foi « chrétienne », je nous rappelle simplement que l’Eternel Dieu n’a pas besoin de défenseurs mais de serviteurs ! Il est le Maitre d’œuvre qui crée en nous le vouloir et le faire et rien de ce qu’Il fait ne doit être attribué à la chair car l’Eternel ne donne sa gloire à personne ! D’autres encore prêchent l’évangile pour des motifs impurs et pour un salaire comme Siméon le magicien. Que ces ouvriers d’iniquités sachent que leur sort est déjà scellé s’ils ne se repentent pas.   

Des détails intéressants apparaissent lorsqu’on examine la construction grammaticale des versets notamment les 28 et 29. D’abord la foule parle au présent des œuvres de Dieu, le Seigneur répond en évoquant la seule œuvre qui compte pour l’Eternel et qu’IL approuve : croire dans Celui qui apporte le salut à l’humanité et qu’Il a désigné par onction (messie). Il n’y a pas d’autres choses à faire selon qu’il est écrit dans Jean 17 : 3  Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ. Dans la question de la foule, les verbes sont au temps présent, par opposition au verset 29 où Seigneur répond à la foule. Les verbes sont  conjugués temps « Aoriste », une conjugaison intemporelle qui ne fait pas référence ni au passé, présent, ou futur, c’est dire que l’Aoriste porte la marque de l’Eternité, donc cette réponse nous concerne et est encore valable aujourd’hui.

Pour finir, le Seigneur fait une analogie entre le pain « qui représente toute l’alimentation de l’être humain »  que nous mangeons pour nous maintenir en vie et le pain spirituelle qu’il est, que tout disciple doit manger pour satisfaire sa faim spirituelle et maintenir une vie spirituelle équilibrée en  restant connecter à Lui (Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire, Jean 15 :5).  En tant que disciple, nous devons nous calquer sur le modèle de la relation qui existe entre le Père et le Fils, qui n’a jamais agi indépendamment du Père, mais toujours en union avec Lui. C’est pour cela qu’il affirme dans Jean 10 : 30 Le Père et moi, nous sommes un et aussi dans Jean 5 : 19 «En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit le Père accomplir. Tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement..». Restons donc connecter au Seigneur Yeshoua, le Messie dans notre marche quotidienne afin de bénéficier de sa vie, c’est-à-dire de ce pain vivant pour développer une vie spirituelle normale. Et si nous sommes en union avec Lui et que sa vie coule en nous, nous sommes donc unis au Père des esprits. Et nous avons l’assurance que tout ce que nous demandons au Père au travers du Fils, nous l’avons selon Colossiens 3 : 1-3 « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, recherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.  Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre.  En effet, vous avez connu la mort et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ».

Soyons donc des imitateurs du Seigneur Yeshoua et marchons dans ses pas ! Maranatha ! L’Esprit (Saint) et l’épouse disent: «Viens!» Que celui qui entend dise: «Viens!» Que celui qui a soif vienne! Que celui qui veut de l’eau de la vie la prenne gratuitement!

9 /11/2020

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