L’ORIGINE PAIENNE DES FETES D’ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE

Il est de coutume de nos jours de célébrer l’anniversaire de sa naissance en organisant une fête et des réjouissances plus ou moins grandioses pour marquer ce jour unique où on a ouvert les yeux sur ce monde. Dans le monde chrétien, les avis sont très partagés entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Chacun a ses arguments et les défendent en s’appuyant sur les écritures : Pour les uns l’anniversaire nous offre l’occasion de remercier l’Eternel Dieu pour notre naissance et pour ses provisions.  Quant aux autres, la célébration de son anniversaire est d’origine idolâtre et doit être considérée comme une violation de la Parole de Dieu (Elohim). En outre, aucun croyant n’a célébré son anniversaire dans la Bible ni organisé un banquet pour marquer l’anniversaire de son jour de naissance, même pas le Seigneur Jésus (Yéshoua) notre modèle ! Dans la tradition des premiers croyants à avoir marché avec l’Eternel Dieu, les Hébreux, puis l’Eglise primitive, on ne trouve aucune trace d’une célébration d’anniversaire ou d’un banquet offert par un frère ou une sœur le jour d’anniversaire de sa naissance.  Les seuls exemples qui  sont rapportés  dans la Bible concernent des incroyants tel que le Pharaon d’Egypte (Mistraïm) dans Genèse 40 : 20-22 « Et le troisième jour, jour de la naissance de Pharaon, il fit un festin à tous ses serviteurs, et il éleva la tête du grand échanson et du grand panetier, au milieu de ses serviteurs:  Il rétablit le grand échanson dans son office d’échanson, afin qu’il mît la coupe dans la main de Pharaon;  Mais il fit pendre le grand panetier; comme Joseph le leur avait déclaré ».  Le deuxième exemple se rapporte au roi Hérode dans le « Nouveau Testament » dans l’évangile de Marc : 21-22 « Mais un jour propice arriva. Hérode, à l’occasion du jour de sa naissance, donna un festin aux grands de sa cour, aux officiers de ses troupes et aux principaux de la Galilée.  La fille d’Hérodias étant entrée, et ayant dansé, et ayant plu à Hérode et à ses convives, le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai … ». Dans les deux cas les réjouissances s’étaient terminées par la mort d’un être humain, le chef des panetiers et Jean le Baptiseur !

Rappel historique.

La célébration des fêtes d’anniversaire de naissance et tous les us et coutumes qui l’accompagnent, comme adresser des vœux et des félicitations, offrir des cadeaux, allumer des bougiés et organiser un banquet, remontent aux temps anciens et aux anciennes religions à mystère de la Grèce antique. En effet, les Grecs croyaient qu’un esprit protecteur appelé « daimôn » était attaché à chaque être humain à sa naissance et que cet esprit assurait la protection de cet enfant durant toute sa vie jusqu’à sa mort. Ce « daimôn » faisait le lien et apportait les vœux à la divinité dont l’anniversaire correspondait au jour de naissance de l’individu. C’est cette croyance païenne qui a fait le lit de la théorie des anges gardiens, des marraines, des fées et des saints patrons. La coutume d’allumage des bougies sur les gâteaux a débuté aussi avec les Grecs, lesquels offraient des gâteaux de miel, ronds comme la lune et éclairés par des bougies, à la déesse Diane ou Astarté ou Artémis qui n’est qu’une version grecque d’Isis. Ces bougies d’anniversaire, qui symbolisaient la lumière (feux sacrificiels) et le reflet terrestre de la déesse, avaient le pouvoir magique d’exaucer les vœux et les souhaits. “Philochoros, historien grec de l’Antiquité, décédé en 260 avant JC, rapporte que le sixième jour de chaque mois, le jour de naissance d’Artémis, déesse de la lune et de la chasse, on plaçait sur les autels de cette déesse des gâteaux au miel, ronds comme la lune et éclairés par des cierges.” (Membre d’une famille sacerdotale, il exerçait en tant que devin, officiant aux sacrifices. Ses fonctions sacerdotales l’amenèrent à rédiger divers ouvrages sur la divination, les sacrifices et les cultes en vigueur au sein de la Tétrapolis de l’Attique. Wikipédia).

Les Romains à la suite des Grecs partageaient aussi cette croyance. Ils appelaient cet esprit le « Genius ». Puis cette croyance a été « christianisée » et se retrouve aujourd’hui dans la notion de « saint patron ». Les liens des fêtes d’anniversaires avec la magie, le spiritisme et l’astrologie (horoscope) n’est plus à démontrer ! ils sont évidents, c’est pourquoi tout disciple du Messie Yéshoua doit rejeter et s’éloigner de ces pratiques qui sont comme des « petits renards qui détruisent nos vignes ».  

La Célébration des anniversaires dans l’Eglise.

Jusqu’au IV siècle les disciples du Seigneur Jésus (Yéshoua) ne célébraient pas leurs anniversaires et cette coutume était rejetée parce que considérée comme faisant partie des coutumes païennes.  Ainsi, « Origène, dans une homélie, assura ses auditeurs qu’on ne trouvait aucun saint organisant une fête ou un banquet le jour anniversaire de sa naissance, ou se livrant à des réjouissances le jour anniversaire de son fils ou de sa fille. Mais les pécheurs se réjouissent et se divertissent ce jour-là’ ». En effet, un examen minutieux des écritures ne montre aucune célébration d’anniversaire de naissance parmi le peuple sorti d’Egypte (Mistraïm = étroit = fermeture), parmi les disciples du Seigneur Yéshoua et parmi les premiers croyants, à l’opposé de ce qui se faisait en Mistraïm et dans le monde antique. En sortant de Mistraïm pour le pays de Canaan, les Hébreux quittaient un pays idolâtre pour un autre pays idolâtre, c’est pourquoi l’Eternel leur a recommandé à plusieurs reprises de ne pas imiter les pratiques idolâtres et le mode de vie des peuples Cananéens selon qu’il est écrit dans Lévitique 11 : 45 Car je suis l’Éternel, qui vous ai fait monter du pays d’Égypte, pour être votre Dieu ; vous serez saints, car je suis saint. Les hébreux considéraient probablement la célébration des anniversaires comme des pratiques idolâtres puisque aucune mention de cette célébration n’est mentionnée dans leur coutume (dictionnaire Strong). En outre, l’Eternel a pris soins de mettre en garde le peuple témoin sorti de Mistraïm de ne pas se servir de tout ou partie du culte ou des pratiques idolâtres des Cananéens comme modèle au culte qui lui est dû ou d’intégrer même partiellement des éléments du culte idolâtre aussi sophistiqué qu’il soit dans son culte, comme le montre Deutéronome 12 : 30-  32 « Prends garde à toi, de peur que tu ne tombes dans le piège en les suivant, quand elles auront été détruites de devant toi, et que tu ne recherches leurs dieux, en disant: Comment ces nations servaient-elles leurs dieux? que je fasse de même, moi aussi.  Tu n’agiras point ainsi à l’égard de l’Éternel ton Dieu ; car elles ont fait à leurs dieux tout ce qui est en abomination à l’Éternel, et qu’il déteste ; et même elles ont brûlé au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous aurez soin de faire tout ce que je vous commande : Tu n’y ajouteras rien, et tu n’en retrancheras rien. L’Eternel Dieu hait le syncrétisme car il est impossible de « cachériser » ou de « messianiser » une tradition idolâtre ! C’est pourquoi les adeptes du « yoga chrétien », et ceux qui ont incorporé des pratiques de méditations orientales, hindouistes ou bouddhiques dans l’adoration « chrétienne », sont anathèmes sans le savoir et le verdict du Seigneur est sans appel « Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité ». La célébration des fêtes d’anniversaires étant d’origine païenne, idolâtre, les premiers chrétiens ou les premiers messianiques à l’instar des hébreux où des juifs considéraient ces fêtes d’anniversaires comme contraire aux écritures ou à la Parole d’Elohim.  Le Seigneur Yéshoua durant son séjour ici-bas n’a jamais accordé d’importance à sa naissance ou à tout ce qui pourrait glorifier la chair. C’est ainsi qu’il a recadré à plusieurs reprises tous ceux qui ont essayé de faire référence à ses origines terrestres comme dans Luc 11 : 27-28 « Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule : « Heureux le ventre qui t’a porté ! Heureux les seins qui t’ont allaité !». Il répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole d’Elohim et qui la gardent !»  Et dans Marc 3 : 32-34 La foule était assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères et sœurs sont dehors et te cherchent. ».  Il répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?»  Puis il promena le regard sur ceux qui étaient assis tout autour de lui et dit : « Voici ma mère et mes frères.  En effet, celui qui fait la volonté d’Elohim, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. ». A chaque fois il a donné gloire à l’Eternel et a invité son auditoire à regarder vers les cieux et non sur la terre. C’est à dessein que la Bible passe sous silence la date de naissance du Messie Yéshoua, tout en mettant l’accent sur sa mort expiatoire qui donne le salut à l’humanité. Mes frères et sœurs Soyons des imitateurs des premiers disciples, comme ils le sont du Messie. 1Corinthiens 11 : 1. Organiser une fêter ou un banquet le jour d’anniversaire de sa naissance, c’est se mettre au même diapason que le monde or la Bible nous exhorte à nous éloigner du monde selon qu’il est écrit dans 1 Jean 2 : 15 « N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui ». L’Eglise comme Israël est un peuple témoin qui ne doit pas se mélanger au monde ni copier les manières de vivre ou de faire du monde puisqu’il n’y a aucune communion entre le disciple et le monde comme le décrit si bien l’Esprit Saint (Ruach HaKodesh) dans 2 Corinthiens 6 : 14-18 Ne vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles; car qu’y a-t-il de commun entre la justice et l’iniquité? et quelle union y a-t-il entre la lumière et les ténèbres?  Quel accord entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Et quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.  C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et vous séparez, dit le Seigneur, et ne touchez point à ce qui est impur, et je vous recevrai ; Et je serai votre Père, et vous serez mes fils et mes filles, dit le Seigneur Tout-Puissant.

Certains croyants en Yéshoua diront peut-être qu’il n’y a rien de mal à organiser une fête d’anniversaire, et que l’on pourrait profiter de l’occasion pour annoncer l’évangile aux invités ! Mais nous devons savoir que les pratiques païennes qui entourent et accompagnent une cérébration de fête d’anniversaire ont garder leurs significations intactes et le fait de les observer   envoient un message au monde spirituel qui les a inspirées. La cérébration renvoie à l’astrologie, le gâteau   à Artémis, les bougies la représentent et ont la capacité magique d’exaucer les vœux. En outre, selon la croyance Grecque, la personne qui fête son anniversaire est plus sensible ce jour-là au monde spirituel du fait de la présence de son esprit protecteur « daimôn », chargé de faire la jonction avec la divinité du jour ! Le Seigneur Yéshoua, les premiers disciples, les assemblées néo-testamentaires n’ont jamais célébré leur anniversaire de naissance, ni celui du Messie après son retour au ciel, nous laissant un exemple à suivre selon le principe « Soyez tous mes imitateurs, frères et sœurs, et portez les regards sur ceux qui se conduisent suivant le modèle que vous avez en nous » Philippiens 3 :17.                                                                                       Malheureusement, la prise en main d’une partie importante  du christianisme (messianisme) par l’empereur Constantin en 313 (légalisation du christianisme)  puis en 325 avec le concile œcuménique à Nicée, a progressivement corrompu l’église devenue religion d’état, par l’incorporation de pratiques  spirituelles païennes Romaines. Le 25 Décembre 336 a lieu à Rome la première célébration de la fête d’anniversaire supposé de la naissance du Seigneur Yéshoua considéré comme le « soleil de justice » en remplacement de la fête germanique de Yule, fête de Mithra et les saturnales Romaines. Cette célébration de la « nativité » semble avoir ouvert la voie à la célébration du jour de naissance dans le christianisme.

Quel doit être notre attitude aujourd’hui ?

La naissance d’un enfant est un sujet de joie dans la plupart des culture, exceptée dans certaines tribus Africaines où l’on pleure à la naissance d’un enfant, lequel entant dans ce monde hérite de tous les problèmes. Les gens pleurent d’avance les douleurs et des difficultés que le nouveau-né va progressivement rencontrer en grandissant. En outre, il hérite la tendance au péché de ses parents qui le prive de la gloire de Dieu et l’expose à une vie tourmentée selon Job 14 :1-4 L’homme né de femme a la vie courte, et est rassasié de trouble.  Comme une fleur, il éclot, et on le coupe ; il fuit comme une ombre, et ne subsiste point.  Et c’est sur cet être que tu ouvres les yeux, et c’est moi que tu conduis en justice avec toi !  Qui peut tirer la pureté de la souillure ? Personne.

La célébration des fêtes d’anniversaires ne sont pas les seules pratiques païennes qui se sont progressivement glissées dans l’Eglise institutionnelle, le livre « Le Christianisme paganisé » de Frank Viola est édifiant et en parle largement. Il est donc de notre devoir d’être des imitateurs du Seigneur Yéshoua, en s’abstenant de toutes pratiques d’arrière-plan païen et /ou idolâtre puisqu’IL ne veut pas que ses disciples soient en communion avec des démons. La fête d’anniversaires est l’occasion pour la personne qui la célèbre de prendre la lumière et soit le centre d’attention des autres, sans oublier que les bougies et les gâteaux (offrandes à la divinité) sont aussi un hommage à la personne qui fête son anniversaire, et ils lui font honneur et lui portent chance ! Les vœux et les félicitations sont destinés à flatter sont égo c’est-à-dire son moi. Or la Bible nous exhorte à ne rien faire par « désir d’une gloire sans valeur, mais avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes ». Et « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu ; Mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes » Philippiens 2 : 5. Est-ce bien ou normal pour un disciple de Yéshoua de flatter son égo et de s’élever au-dessus des autres ? Le Maître n’a-t-il pas dit dans Matthieu 23 :12 « Celui qui s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé ». L’Eglise est une réalité spirituelle appelée hors du monde pour manifester au monde « les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ».

Ecoutons la fin du discours !

Jacques 4 :4 Hommes et femmes adultères, ne savez-vous pas que l’amour du monde est une inimitié contre Dieu ? Qui voudra donc être ami du monde, se rendra ennemi de Dieu.

Ecclésiaste 7 : 1 Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum ; et le jour de la mort, que le jour de la naissance.

L’Eglise institutionnelle a fait avec la cérébration des fêtes d’anniversaire la même erreur qu’avec la fête de la nativité, de pâques et d’autres en « christianisant » des fêtes païennes croyant à tort qu’une une fois ces fêtes récupérées par l’Eglise, elles serviront de tremplin à la conversion des païens. C’est plutôt le contraire qui s’est produit ! Ces coutumes païennes ont dévié L’Eglise de son ministère qui est de se soumettre en toute occasion bonne et mauvaise à son chef, le Messie !

Mes frères et sœurs, il nous revient en tant que « sel de la terre » de donner de la saveur à ce monde et non le contraire. Mais en cherchant à tout prix à se faire amie du monde pour le sauver (c’est Yéshoua qui sauve !), l’Eglise institutionnelle a perdu sa saveur et s’est corrompue. A la fin elle a été vomie par le Seigneur Yéshoua (Révélation 3 :16) et elle a échoué à convertir le monde, donnant ainsi naissance à des religieux pseudos chrétiens qui ont gardé avec ces pseudo fêtes chrétiennes tout l’arrière-plan d’anciens rites idolâtres. Or le sel doit rester le sel pour être utile et continuer d’être apprécier. S’il venait à perdre sa saveur, il n’est bon qu’à être jeté et foulé au pied. Ainsi l’Eglise de Yéshoua doit rester sainte « à part » et refuser tout arrangement quel qu’il soit avec le monde.

6/12/20, Laurent.

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